D'où viennent nos données ? Le socle officiel, expliqué
Cadastre, DVF, INSEE, IGN, OpenStreetMap, data.gouv.fr. Voici la carte des sources publiques qui nourrissent chaque rue notée par Olago, et pourquoi nous les recoupons systématiquement.
DL'équipe Data · 8 min de lecture
Un indice de rue, ça vient d'où au juste ? Chez Olago, chaque note de 0 à 100 et chaque description de segment reposent sur des données publiques, ouvertes et vérifiables. Pas de panel fermé, pas de formule secrète nourrie par des sources introuvables. Cet article détaille les bases officielles que nous croisons pour construire la fiche de chaque rue.
Le principe est simple. Plutôt que d'interroger une seule administration, nous rassemblons plusieurs producteurs de données publiques françaises, chacun avec sa spécialité, sa fréquence de mise à jour et son niveau de détail. Le Cadastre dessine les parcelles, les Demandes de valeurs foncières (DVF) racontent les transactions, l'INSEE compte les habitants et les commerces, l'IGN cartographie le terrain, OpenStreetMap et data.gouv.fr ajoutent la couche vivante de la rue.
Comprendre cette mécanique aide à lire l'indice avec le recul nécessaire. Une donnée publique a toujours une date de collecte, une méthode et des limites propres. Nous préférons les assumer plutôt que de les dissoudre derrière un chiffre unique, présenté comme une vérité absolue.
Le Cadastre, tenu par la Direction générale des finances publiques (DGFiP), reste la référence pour délimiter chaque parcelle, chaque bâtiment et chaque emprise au sol. C'est sur ce découpage que nous rattachons ensuite toutes les autres données, y compris celles qui décrivent l'indice d'une rue au niveau du segment plutôt qu'à l'échelle du quartier entier.
Les Demandes de valeurs foncières (DVF) complètent ce socle avec l'historique des transactions immobilières, prix, surfaces, dates de mutation. Cette base évolue à un rythme différent de celui du cadastre lui-même, ce qui illustre déjà pourquoi une seule source ne suffit jamais à raconter une rue dans sa globalité.
L'INSEE apporte trois briques distinctes. La base SIRENE recense les établissements actifs, utile pour mesurer la densité commerciale d'une rue. Le recensement de la population donne une photographie démographique par petites zones géographiques. La base permanente des équipements (BPE) localise écoles, commerces, services de santé et équipements sportifs à proximité.
L'IGN fournit le relief, l'occupation du sol et les référentiels géographiques qui permettent de superposer ces couches sans erreur de projection. OpenStreetMap, sous licence ouverte ODbL et alimenté par une communauté de contributeurs, complète le tracé fin de la voirie, des trottoirs et des équipements urbains que les bases officielles ne détaillent pas toujours au même niveau de précision.
Cadastre (DGFiP), parcelles et emprises bâties
DVF, transactions immobilières et prix au mètre carré
INSEE (SIRENE, recensement, BPE), commerces, population, équipements
IGN, relief, occupation du sol, référentiels géographiques
OpenStreetMap (licence ODbL), tracé fin de la voirie et des espaces publics
data.gouv.fr et Paris Data, jeux de données locaux et actualisés
7Sept familles de sources publiques françaises composent aujourd'hui le socle de données d'Olago, du cadastre aux jeux de données ouvertes locaux.
data.gouv.fr et Ville de Paris, la donnée locale et vivante#
data.gouv.fr agrège des milliers de jeux de données publiés par les administrations, les collectivités et les opérateurs publics. Nous y puisons des informations plus locales ou plus spécifiques, propreté, éclairage, mobilier urbain, selon ce que chaque collectivité choisit de publier. La plateforme Paris Data joue un rôle comparable à l'échelle de la capitale, avec un niveau de détail que peu de villes françaises publient encore aujourd'hui.
Une donnée publique a une date, une méthode et des limites. Nous préférons les afficher plutôt que les dissoudre dans un score opaque.
Pourquoi recouper plusieurs sources plutôt qu'une seule#
Trois raisons expliquent ce choix. La fraîcheur, d'abord. Un jeu de données mis à jour une fois par an ne peut pas, seul, rendre compte d'une rue qui change plus vite, avec un nouveau commerce, un chantier ou une ligne de bus modifiée. La granularité, ensuite. Certaines bases raisonnent à l'échelle de la commune ou du quartier, quand une rue mérite une lecture au segment près, entre deux carrefours.
Le biais de collecte, enfin. Chaque source publique a été construite pour un usage précis, fiscal pour le cadastre, statistique pour l'INSEE, cartographique pour l'IGN, et hérite donc de ses propres angles morts. En croisant plusieurs bases indépendantes, nous réduisons le risque qu'une lacune ou une erreur locale d'une seule administration fausse la lecture d'une rue entière. C'est la même logique qui nous pousse à documenter la place du déclaratif citoyen dans nos données, en complément et jamais en remplacement du socle officiel.
Sur la fiche d'une rue, chaque donnée affichée reste reliée à son origine. Un prix moyen au mètre carré vient de la base DVF, sur une période donnée. Un taux d'équipements vient de la BPE de l'INSEE. Cette traçabilité permet de comprendre pourquoi un indice évolue d'une mise à jour à l'autre, et d'aller vérifier la source d'origine en cas de doute. C'est aussi ce qui aide à suivre dans le temps les rues qui montent sans se fier à une simple impression.
MÉTHODE
Chaque source publique conserve sa date de publication et sa granularité d'origine dans nos fiches de rue, du segment jusqu'à l'arrondissement.
Ce socle a des limites que nous respectons par construction. Nous ne traitons aucune donnée individuelle nominative. Les bases publiques que nous utilisons sont déjà agrégées ou anonymisées à la source. Nous ne pratiquons pas non plus de scraping opaque de sites tiers pour combler les trous. Si une donnée n'existe pas dans une source publique identifiée, nous ne l'inventons pas. Et nous ne mélangeons jamais une estimation avec un chiffre officiel sans le signaler clairement sur la fiche.
Cette discipline a un coût. Certaines rues restent moins documentées que d'autres, selon ce que les administrations publient localement. Nous préférons l'assumer plutôt que de lisser artificiellement les écarts entre quartiers. Vous pouvez explorer ce socle rue par rue sur la carte Olago et voir concrètement quelles sources alimentent votre quartier.
Questions fréquentes
Quelles sont les sources de données utilisées par Olago ?
Olago croise le Cadastre et les DVF de la DGFiP, les bases INSEE (SIRENE, recensement, BPE), l'IGN, OpenStreetMap, data.gouv.fr et Paris Data pour la capitale. Chaque valeur affichée sur une fiche de rue reste reliée à sa source d'origine.
Olago utilise-t-il des données individuelles ou personnelles ?
Non. Les bases publiques utilisées par Olago sont déjà agrégées ou anonymisées à la source, comme les statistiques INSEE ou les transactions DVF. Le déclaratif citoyen ajouté en complément suit la même logique d'agrégation, jamais de donnée individuelle isolée.
À quelle fréquence les données d'Olago sont-elles mises à jour ?
Cela dépend de chaque source. Les DVF sont publiées à intervalles réguliers par l'administration, les bases INSEE suivent leur propre calendrier annuel, et OpenStreetMap évolue en continu grâce à ses contributeurs. Olago rafraîchit ses fiches de rue au rythme de ces publications officielles.
Sources
Cadastre (DGFiP)
DVF
INSEE (SIRENE, recensement, BPE)
IGN
OpenStreetMap (ODbL)
data.gouv.fr
Ville de Paris / Paris Data
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